Comme une réminiscence des liens entre Gabrielle et l’univers de la danse, la Maison Chanel est mécène du gala d’ouverture de la saison de danse 2019/20 de l’Opéra de Paris, qui s’est tenu la semaine dernière. Et fort de constater que les incultes aujourd’hui sont légion ! En effet, l’Opéra de Paris a rendu hommage à sa façon à Serge Lifar et réhabilité au sein du patrimoine chorégraphique. Est-ce bien raisonnable ! L’homme le plus controversé d’après guerre et le mélange de genre entre Coco Chanel, grande amoureuse de la collaboration « artistique », n’a étonné personne ! Un instruit aura probablement glissé l’information dans les mains d’une « Dir Conne » inféconde à la culture.

Il faut savoir que, quand la France signa l’Armistice en 1940, Lifar fit le choix de la collaboration en devenant un grand ami du parti nazi. Il devint l’une des « vedettes » de la vie culturelle et mondaine parisienne, et vingt fois sur le métier, il remit son outrage, entre officiers allemands et collaborateurs qu’il côtoyait, il félicita l’Allemagne après la prise de Kiev. Anticommuniste et antisémite, il entra en correspondance avec Goebbels, qu’il rencontra ensuite dans le Paris occupé afin de tenter de jouer un grand rôle dans l’administration de l’Opéra de Paris, car le mieux, c’est le bien d’autrui. Mais, malheureusement pour lui, l’Opéra, malgré ses intrigues, resta géré par Jacques Rouché. Lifar, qui aurait été une menthe à une lettre près, ce monstre qui avait fait secte en France, n’avait comme talent que de l’impudence et la férocité d’être juste né.

Il fit des tournées en Allemagne et de surcroît vécut avec l’une des « comtesses » de la Gestapo, Marie Olinska (de son vrai nom Sonia Irène Blache) qui n’avait ni dieu ni maître, « même nageur ». Voilà une histoire de plus à ne pas mettre entre toutes les mains, mais dans tous les cerveaux. Il est vrai que le lieu est chargé d’histoire et les protagonistes mentionnés font désordre dans une maison où la créatrice de la rue Cambon, elle-même, appréciait beaucoup les uniformes Teutons. Une bonne leçon à tirer pour les générations futures de leur apprendre le devoir de mémoire. Mais, je n’aime pas l’expression « devoir de mémoire ». En ce domaine, la notion d’obligation n’a pas sa place, je préfère parler du devoir d’enseigner, de transmettre. Là, oui, il y a un devoir.

Anonymode

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