Quand la Chine s’éveillera, avait dit en son temps Alain Peyrefitte, le monde tremblera. Et depuis Zhōngguó est devenu l’usine du monde. Mais voici une créatrice, qui nous a beaucoup intéressés durant la Fashion Week de Paris, par ces tableaux de poésie, il est vrai que certaines nations corrompues, visages rongés par les chancres du cœur, beautés fades qui font ressortir des robes, plutôt que les muses, la créatrice a un œil limpide et clair comme l’eau qui court dans un ruisseau. Les Chinois disent, avec raison, que, dans chaque tableau, il y a un poème et que, dans tout poème, il y a un tableau.

Shiatzy Chen ou la chinoise la plus douée de sa génération a créé sa maison de couture en 1978. Elle est souvent surnommée le «Chanel of Taiwan» et son style « chic néo-chinois », où l’esthétique du vêtement et de l’artisanat chinois se combine avec le style occidental, elle incorpore des cols mandarins redéfinis et des motifs chinois pour occidentaux qui donnent une vision loin très loin de l’Empire du Milieu, mais très proche de l’empire des sens

Se voir est difficile, mais se quitter l’est aussi. Je ne désespère pas de rencontrer cette femme qui file le ver à soie en décochant ses flèches comme des larmes de couture d’émotion. Quand la chine s’éveillera, oui il est probable que le monde de la mode tremblera, et nous, français, serons à nouveau obliger de nous réinventer. Mais cela est une autre histoire.

Anonymode

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