Une tente au toit transparent comme si on avait voulu emballer la mode, laissant apparaître les étoiles sous des arbres éclairés par la lune du dernier quartier, juste au milieu du Jardin des Plantes pour ce défilé de Givenchy «Winter of Eden». Eden signifie « délice » en hébreu, mais qui, parmi l’assistance, à part le Seigneur des Arnault, le sait ? L’écrivain américaine Ann Druyan avait une vue plus cynique de l’Éden, plutôt qu’un « paradis », le Gen Eden serait le lieu d’un crime. J’hésite un moment à rentrer dans ce tunnel noir, mais mon bon sens reprend le dessus cela n’est que du vêtement comme dirait Monsieur Marrant.

Entasser 1 000 personnes dans un espace d’une longueur d’un bloc d’immeubles de Manhattan avec une seule entrée qui commence par un tunnel sombre de lumières psychédéliques et sur une musique qui martèle vos tympans, vous rappelant les clubs à la mode de la si britannique et aristocratique Londres du début des années 90.Des filles en mode urbaine de Neuilly, robes de bijoux et « touffe y compris », Clare Waight Keller donne un spectacle incompréhensible pour un résultat Givenchy qui n’était pas vraiment à la hauteur de la marque.

Les manteaux et les vestes étaient avec de grandes épaules pointues ou arrondies, une robe en soie moulante plissée avec des imprimés de fleurs qui me rappelaient les robes de mon arrière grand-mère, des robes tricots longues comme un vol de Quantas pour Sydney, et si l’horreur était humaine, nous y serions. Des bombers en duvet comme un caramel qui fréquente le palais et menace la couronne, des vêtements de soirée et des smokings à la St Laurent, avec chemisiers précieux à fleurs qui étaient en équilibre sur une esthétique peux convaincante.

L’idée de Waight Keller n’était pas seulement de réaliser un style complètement mélangé, mais de faire se heurter les cultures entre jeunes et moins jeunes, esthétique pour princesses de banlieue de Bombay, l’aristocratie de la London académie et du mauvais goût réunis. Posez-vous la question les filles si, à ce prix, vous pourriez porter ces robes ? Hubert doit se morfondre avec Karl dans cette discussion sur le sexe des anges qu’ils avaient déjà tranché, il y a longtemps.

Anonymode

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