Léonard nous emmène dans un voyage pour explorer le temple de l’élégance. Voilà ce que déclarait le communiqué de presse si bien formaté. C’est l’histoire d’une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie, un voyage de ces sociétés nilotiques (lisez provenant d’une île) émigrées depuis le Sud du Soudan au XVème siècle. Une migration forcée, cela serait-il un message de la maison de mouture la plus politiquement correcte de la planète ?

Mais, avant cela, Léonard devrait prendre des personnes efficaces pour contrôler ses invités car c’était vraiment pénible, et encore plus avec 40 minutes de retard. L’exactitude, je ne cesserai de le répéter : « est la politesse des rois ». C’est sur une bande sonore « cacophonique », comme si nous étions aux abords des chutes du lac Victoria, que commence le show. « Masaï » signifie : « ceux qui parlent ». Alors, ne parlons pas et regardons ce qu’il y a à voir par ceux qui usuellement ne parlent pas.

Après le Japon et les kimono, voilà l’Afrique pour la maison qui fête ses 60 ans cette année, et c’est une nouvelle appropriation culturelle chargée de significations et de changements. Enfin, Léonard parle au monde du réel par la voie de Christine Phung. Combinaison dos nu et d’imprimé fleuri, short de soie à jambes larges en jacquard fleuri, ou longue chemise en soie flottante, ou encore une autre veste safari en cuir violet parfaite si vous aimez ce genre de tenues.

Pour les japonaises, qui étaient présentes, inutile de voir autre chose que le Léonard d’antan car, à la fin, comme une réminiscence, le patron a dû donner ses ordres pour que ses clientes japonisantes, depuis l’aube de la création, ne soient pas déçues par ce message perturbant pour les filles du Soleil-Levant et de la culture manga. Voilà, bien une idée qui ferait recette : Léonard, ou l’univers des mangas ! J’en serai fort aise de décrire un tel spectacle.

Anonymode

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