Le concepteur des chaussures à semelles rouges, Christian Louboutin, indique ce jour qu’il avait remporté une grande victoire auprès de la Cour Européenne de Justice. En effet, sa lutte pour la reconnaissance de ses semelles rouges, qui ont été copiées par des milliers de couturiers, restent aujourd’hui l’identification de la marque Louboutin. Mais, l’histoire de celles-ci fut d’abord un manque de patin noir (pour clientes patineuses), et donc, la maison fut obligée, pour livrer ses clientes, d’utiliser un vieux stock de semelles rouges invendues. À quoi parfois le succès est dû ! C’est une décision du Tribunal de l’Union Européenne qui s’inscrit dans un contexte qui est un différend entre Louboutin et la marque haute couture néerlandaise Van Haren.

Le tribunal néerlandais a demandé à la Cour Européenne de Justice de statuer sur la nature de la demande de la maison Louboutin. La question était de savoir si Louboutin devait être considéré comme une marque de commerce avec son identification par sa semelle rouge (Pantone 18-1663TP) ou une marque de commerce simple ; une distinction importante car dans le droit européen des marques, celui-ci ne protège pas les signes consistant exclusivement en la forme d’un produit. A l’énoncé du jugement, le couturier se serait esclaffé : « c’est le pied ».

En tout cas, cette décision, qui fera jurisprudence, ne viendra pas enrayer les milliers de chaussures contrefaites à semelles rouges provenant de la République Populaire de Chine qui est fan du rouge.

Enfin, Louboutin a également fait une lettre aux émissions de télé-réalité pour que les égéries ne portent plus de Louboutin car les demi-mondaines ne représentent pas l’image de marque que Louboutin. Dommage, car probablement, une grande majorité de sa clientèle sont des égéries de la fêlé réalité de la vie.

Anonymode

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